Ils sont venus, ils sont tous là… pour interopérer

Microsoft vient de lancer son « Interop Lab » pour faire bosser ensemble les acteurs high-tech sur les meilleures voies de l’interopérabilité pour leurs clients. Vaste programme mais démarche louable.
Ils sont d’ailleurs venus nombreux ce jour-là témoigner de leur intérêt pour cette démarche et débattre, animé par le toujours excellent Cyril Dhénin (Brainsonic)
Sur la photo, (prise avec mon iphone, je suis assez content!)  de gauche à droite:
Olivier Maupaté, directeur IT de Vallourec et membre d’Agora Club des DSI ; il représentait tous les clients à lui tout seul! Il s’en est pas mal sorti: voir mon itw vidéo. « Nous, les entreprises utilisatrices, on ne demande qu’une seule chose aux fournisseurs: on veut que ça marche! ».
Alfonso Castro, directeur de la stratégie interopérabilité de Microsoft, qui officiait en maître de cérémonie après avoir intronisé deux collègues: Thomas Serval (absent de la photo), ex Barracuda et adepte de l’open source rentré récemment chez Microsoft comme directeur de la division plateforme et systèmes – un gars à suivre car il a l’air d’avoir plein d’idées; et Fred Aatz (absent de la photo), directeur du MTC (Microsoft Technology Center). Alfonso Castro, assez à l’aise, a fait ce qu’il a pu dans un exercice de style difficile consistant à essayer de convaincre l’assistance de l’intérêt de Microsoft pour les normes partagées et le logiciel libre… Il a habilement conclu sur le fait qu’il ne fallait pas que la standardisation soit un frein à l’innovation.
Yann Aubry, directeut général France de Red Hat: un jusqu’au-boutiste de l’open source, on s’en doute : « Il n’y a pas de limites à l’interopérabilité ».
Philippe Desmaison, de Novell, une marque qu’il n’est pas facile de représenter aujourd’hui quand on sait l’importance qu’elle a pu avoir dans le temps… Très content du nouveau slogan: « Making IT work as one »… on dirait du John Lennon
Guillaume Le Tyrant, de Citrix; il a eu une bonne formule: « Ne pas confondre interopérabilité et intégration ». Dommage que le débat n’ait pas approfondi ce thème car c’était le vrai sujet.
Lionel Cavallière, senior product marketing manager, EMEA, de VMWare ; il s’est contenté de militer pour sa maison: « La brique de base de la virtualisation s’intercale dans toutes les briques applicatives ».
Marc Bernis, regional CTO de HP; manifestement, il était là parce qu’il fallait être là….
Bruno Pinna, directeur marketing de Bull, toujours bon orateur:  « On est pragmatique, on teste, on regarde si ça marche.. »
Ori Pekelman, chief software architect de la petite société AF83 et membre de la communauté de développeurs Drupal; le trublion de la soirée, ouf,  il y en avait un! Auteur de nombreuses formules choc:
« Un bon standard c’est un standard qui se casse facilement »;
« Quand on voit un standard infecté par des royalties ou des brevets, on se méfie, on n’a pas envie de l’utiliser, par peur d’avoir des procès »;
« Un standard qui voudrait faire marcher complètement ensemble deux machines différentes, il lui faudrait des millions de lignes de code et alors, ce n’est plus un standard, c’est l’OS lui-même! »
Yves Yang, directeur général de Soyatec : je n’ai pas bien compris ce qu’il faisait là. Je crois que c’est une des nombreuses start-up aidées par Microsoft et qui a développé un pont entre Eclipse et Silverlight.
Eric Bachard, professeur et responsable du développement éduction de OpenOffice: il a annoncé un OpenOffice « light » ce qui est une très bonne nouvelle.
Conclusion: l’interopérabilité est une long chemin pavé de bonnes intentions…
Cela me rappelle une bonne histoire: « Dans un couple, l’important est de ne faire qu’un; le problème est de savoir lequel… »
piqué à H.L. Mencken
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2 secondes pour une page web

L’impatience de l’internaute s’accentue: il ne donne désormais pas plus de 2 secondes à une page web pour qu’elle s’affiche. Au-delà, ciao! (étude Forrester/Akamai disponible sur inscription)
C’est un résultat auquel seront particulièrement sensibles les sites de commerce et de voyages. La fidélité dépend du temps de chargement, d’abord et avant tout.
Mais pour tout le monde cet infime délai traduit aussi ce nouveau rapport au temps et à l’immédiaté qui nous caractérise désormais, ce côté éjaculateur précoce de l’internaute que j’avais stigmatisé en son temps, en mai 2005!
L’info recherchée, le renseignement, le lien, faut que ça gicle!
Après, d’ailleurs, l’étude ne nous dit pas vraiment ce qu’on en fait. Comme si la satisfaction d’avoir accès en un temps requis était supérieure à celle de la qualité de l’info trouvée…

Un PC portable (presque) idéal!

Après des années de recherche vaines et d’espoirs déçus, je pensais avoir enfin trouvé le PC portable idéal; je le voulais:
– petit mais confortable (au niveau écran et clavier);
– fiable mais léger;
– puissant mais autonome.
Les portables puissants (processeur égal ou supérieur à 2 GHz) ont souvent moins de 2 heures réelles d’autonomie et les netbooks avec 5 heures d’autonomiue ne sont pas assez performants. Quadrature des quadratures!
Je tombe sur un Acer Aspire Timeline 3810T et je me dis : ça y est, enfin!
– un écran 13 pouces qui lui donne une taille suffisante, entre un netbbok et un notebook, pour l’écran et pour le clavier;
– un poids léger de 1,6kg et une très jolie minceur;
– des performances haut de gamme grâce à un processeur Intel Core 2 Duo à 2 Gigaherzz, c’est quasiment le seul 13 pouces  doté de ce processeur;
– une autonomie fantastique de 8 heures (en bureautique simple);
– un prix compétitif à moins de 600 euros.
Seul sacrifice: pas de lecteur-graveur DVD (à acheter en externe si besoin, branchement USB).
Confirmation à l’usage: il va vite, la taille de l’écran est bonne et l’encombrement minime, l’autonomie a l’air incroyable. Bref, satisfaction…
Oui mais voilà: je trouve que le ventilateur fait (un peu) trop de bruit!
Jamais content!…
PS: vais-je m’habituer ou le rendre?

Office 2010: rich media, services web et compatibilité totale smartphone…

Mon interview de Jean-Christophe Pitié, directeur marketing Office de Microsoft, sur la nouvelle version Office 2010 : béta cette hiver, lancement offficiel au printemps 2010. Beaucoup de nouveautés intéressantes dans le rich media et les services web ainsi que le support natit d’Office sur les smartphones (sans doute pas seulement Windows Mobile!…)

Le disque SSD remplace le disque dur

Il faut toujours écouter avec attention Intel: en présentant son dernier disque SSD, le fondeur déclare sans ambiguité: « les modules SSD remplacent les disques durs ».
Voilà, c’est aussi simple que cela!
Intel utilise une gravure à 34 nanomètres qui permet de baisser les prix de 60%.
Les premières grandes séries de PC portables équipés de disques SSD 160 gigaoctets vont donc débarquer dans quelques mois, voire quelques semaines. Septembre est en effet un mois important pour les vendeurs!
Le disque SSD (Solid State Drive) est en fait une mémoire flash NAND utilisant des cellules multiniveaux (multilevel cell). Pas de mécanique, il est donc plus rapide qu’un disque « dur », il consomme moins d’énergie et il dure plus longtemps. Il lui manque juste les grandes capacités et un prix encore plus attractif mais ça va venir très vite.
La technologie était connue et développée depuis plusieurs années mais il a fallu attendre les nouveaux procédés de gravure pour qu’elle explose vraiment.
Déosrmais, la messe est dite.

20 centimes le giga, mais le giga n'est plus ce qu'il était

C’est l’accroche de la dernière promo de Western Digital: un petit disque dur externe (2,5 pouces , ça veut dire épaisseur 1,5 cm, longueur 13 cm et largeur 8 cm) de 500 gigaoctets pour 99 euros (HT quand même!).
Le giga ne vaut plus rien mais le giga n’est plus ce qu’il était, il nous en faut aujourd’hui beaucoup plus qu’hier, c’est pas comme la baguette!
Dans le même genre:
– un pixel d’écran vaut 6 centimes: ça, c’est un prix qui a vraiment baissé parce que même si les moniteurs sont plus grands, quand on est assis à son bureau, on ne travaille pas encore sur un écran de cinéma! Et d’ailleurs, en parallèle, on a vu se développer les netbooks et ultra-portables avec des écrans plus petits que celui de leurs grands frères. Sans parler des affichages ridicules des téléphones, smartphones et autres baladeurs mp3!
– un pixel d’appareil photo vaut 1 centime : savoir dans quelles proportions le prix a chuté est intéressant; certes on prend beaucoup plus de photos qu’avant, mais on en jette également beaucoup plus! Et finalement, la plus grande consommation de photos se fait à l’écran, où l’affichage consomme dix fois moins de pixels que sur un papier photo… La course aux pixels des appareils photos est une carotte à l’utilité contestable.