Crise

Crise – L’économie moderne est binaire. En-dehors des périodes de grandes catastrophes (guerre du Golfe, MonicaGate, 11 septembre, etc.), elle ne connaît que deux états : la croissance ou la crise. On lui prédit le boom ou la catastrophe. Dès que ça va moins bien, çà va forcément mal. Résultat : elle passe sans transition du miracle à la panique, alimentée par tous ceux qui ont tellement peur que la crise arrive qu’elle finit par exister, par anticipation. Commentaire : Mais qu’ils sont frileux, ces cassandres* ! Un petit nuage à l’horizon et hop, les voilà qui rangent leurs billes, comme des gamins sur la plage qui, à la première goutte, partiraient s’abriter en courant. Résultat : no logo, no pub, no fric nulle part ! On n’a plus le droit d’avoir envie de quoi que ce soit. Circulez ! Fini de rêver, interdit de créer, plus rien à acheter. Ce qu’ils nous suggèrent, ces pauvres hères, c’est qu’on reste chez soi, terré sur son bas de laine, en évitant de respirer trop fort, des fois que çà se remarque. Pourtant, je ne sais pas si vous vous balladez, moi si, et partout où je vais, c’est bizarre, je ne suis jamais seul : il y a plein de marchands qui marchandent et de touristes qui touristent. Crise ou pas, çà troque à tout va, les gens se ruent sur les soldes, préparent les vacances ou la rentrée, bichonnent leur voiture. Alors, c’est quoi ce malaise vagal, ce catastrophisme viral qui veut nous faire croire que tout va mal parce que la bourse est fada, les analystes clonés et AOM en mal de liberté ? Il faudrait leur dire, aux pythies grelottantes, que l’économie n’est pas le TGV Méditerranée : s’il y a des hoquets ici et là, tout le monde n’est pas malade pour autant! Hélas, plus le business est high tech, plus les cassandres font " aie ma tête ! " Pourtant, internet ne vas pas fermer et les gens, les entreprises vont encore avoir besoin d’ordinateurs et de réseaux, de logiciels et de services. J’ai une idée : les entrepreneurs qui bougent devraient faire de la pub pour dire aux couards de croire davantage en eux ! Je verrai bien une affiche du genre : " Pendant que vous pleurez, nous on crée ! " Ou encore : " Les fripons frissonnent, les marchands marchent "… Bon, rassures-toi, maman, je crois que je ne ferai pas carrière dans la pub, je reste pianiste dans un bordel. * catégorie regroupant en période de crise certains industriels, investisseurs, analystes, pubeux et communicateurs peureux, que je ne nommerai pas, pour éviter les procès.…autres mots…

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