Ces femmes la tête dans les étoiles

Ingénieur des télécommunications et docteur es sciences spécialisée en astrophysique, Yaël Nazé est l’auteur de nombreux ouvrages dont le plus récent, L’astronomie au féminin, vient d’être publié chez Vuibert en mars 2006.
J’ai découvert cet ouvrage au hasard d’une rencontre au Salon du Livre.
Ouvrage audacieux que celui de l’astronome belge. Et jubilatoire.
Puisque la lectrice tout à fait candide que je suis dans le domaine des galaxies, y découvre et y apprend avec stupéfaction et admiration que très nombreuses ont été les femmes astronomes dans l’histoire de l’humanité.
Astronomes et femmes dont Yaël Nazé entreprend de révéler l’existence, longtemps occultée par leurs homologues masculins. De remettre ces femmes à leur juste place dans l’histoire des sciences, de faire connaître leurs travaux et découvertes, de les inscrire dans la longue marche des avancées scientifiques dans l’univers des astres, des comètes, des planètes, des étoiles. Des myriades de soleils. Autant dire de l’infini ! Ainsi donc, les femmes ont occupé dans les sciences célestes une place de choix et leur rôle est considérable. Et ce, depuis des temps très reculés, quasi immémoriaux.
Les traces les plus anciennes de femmes engagées dans des pratiques scientifiques remonteraient à 6 000 ans avant J.-C…

Angèle Paoli — Terres de femmes
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Jouissif détournement de chefs-d'oeuvres

Il y en a des centaines comme celui-là, de détournements, de plus ou moins bon goût, et plus ou moins réussis sur le plan artistique, sur le site Worth100.
Mais ça vaut le détour! Si j’ai un peu de courage, je vous ferai une sélection des meilleurs…
Ici, Bouguereau et son Oreste qui se casse parce qu’il en a marre de se faire engueuler…
Et là,  le Caravage du Souper d’Emmaüs, revisité façon Tarantino…

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Halte à la techno-supercherie, techno-chienlit!

[chronique de Lucien Toscane à paraître bientôt dans un magazine]

 

A force de voir le papy-boom cuisiné à toutes les sauces, à force d’entendre les lamentations sur ces seniors partis à la retraite avec un bras d’honneur sans avoir transmis la moindre goutte de leur savoir ancestral, je me suis dit: bientôt gâteux, il serait temps que je m’y mette.

 

Il faut dire qu’ils sont rares les gens comme moi, 30 ans de pratique intensive de la high-tech, de lutte quotidienne avec les produits communicants en tout genre, à la maison comme au bureau, vous voyez le topo?

 

Imaginez l’expérience accumulée,  c’est inimaginable! Alors, que puis-je transmettre?

 

Voici le moment où la foule en délire m’implore: « Maître, qu’avez-vous appris de tout cela? »

 

Et je répondrai de ma voix caverneuse:  » Le Dieu Digit tu adoreras et la sorcière hot-line tu brûleras. Car, en vérité, je vous le dis: je n’ai appris qu’une seule chose: ça ne marche jamais comme on voudrait et on y passe trois fois plus de temps que prévu. »

 

Cette règle universelle est valable pour tous les outils TIC, informatiques, réseaux, télécoms, qu’ils soient en utilisation directe (PC, téléphone, PDA, etc.) ou indirecte (enfouis comme on dit, cachés dans la voiture, le home cinema, la chaudière, l’ascenseur…).

 

Les premiers doutes sur le fonctionnement de ces bidules digitaux remontent loin en arrière: jeune commercial chez Tartempion, le roi de l’ordinateur, je m’étais amusé, sans être le moins du monde programmeur, à sortir sur un listing tous les mots de passe des employés de la compagnie. C’était aux premières heures de la bureautique en réseau, qui s’appelait VM/CMS en ce temps-là. Et je l’avais transmise avec un petit mot ironique au PDG : « En appuyant par hasard sur quelques boutons, regardez-donc la liste que l’imprimante vient de me cracher! Comme c’est drôle! » Il a trouvé cela tellement amusant qu’il a viré aussi sec le directeur de la sécurité…Peut-être même que j’ai été promu. Primé en tout cas, c’est sûr.

 

Puis, au fil des ans, j’en ai vu des choses qu’on nous cachait, des choses honteuses là-bas dans le brouillard, derrière l’écran de fumée de la pub et de la com, puis du buzz et du marketing viral. Les mots changent, l’arnaque est la même.

 

J’ai vu des grosses machines en panne avec des inspecteurs qui s’arrachaient les cheveux. J’ai vu des programmeurs fumeurs de pétards qui tricotaient dans leur code en se mélangeant les pinceaux. J’en vu des petits et des gros « Reset », des écrans bleus dans mes nuits noires, des disques sans âme, des imprimantes sans encre et des bidules sans batterie. J’ai vu des logiciels imploser, des ordinateurs fumer, des touches de clavier jouer à saute-mouton. J’ai vu des câbles et des fils, et des fils et des câbles, partout, tout le temps, s’embrouiller, se mêler comme à plaisir, imbriqués, plat de nouilles immangeables. Et jamais le bon sous la main. Plus vous avez de bidules, plus vous avez de câbles et moins vous avez de chance de trouver celui qu’il vous faut au moment où il le faut. C’est l’une des règles de la techno-chienlit.

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